• Sarkozy, le missile fou!

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    Par
    Directeur du Nouvel Observateur

    Dans sa course erratique vers l’extrême-droite, le président sortant a choisi le déshonneur et la défaite.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120426.OBS7189/sarkozy-le-missile-fou.html

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  • Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat

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    Jean,


    J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !


    Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d'idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave !


    Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...


    Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s'est vendu à la Première dame de France. Écris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !


    Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l'Elysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...


    Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l'on ose donner des leçons de civilisation au monde...
    Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".


    Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.


    Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite... Finies les jacqueries!


    Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on massacre l'École laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés...


    Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue, j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...


    Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...


    Je t'embrasse.


    Philippe Torreton

     

    http://bernard-gensane.over-blog.com/article-lettre-de-philippe-torreton-a-jean-ferrat-103855106.html

  • Pourquoi suis-je socialiste?...

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    "Le socialisme est né de la conscience de l'égalité humaine, alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège.  Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout coeur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim".

    Voilà, ça a presque un siècle...

    Léon Blum, 1919.

  • Un tout nouvel hôpital de jour gériatrique à la Citadelle

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    LIÈGE - L’hôpital de la Citadelle vient d’inaugurer un hôpital de jour pour personnes âgées. Un nouvel espace de 522m2 qui s’imposait, au regard de l’évolution démographique. En moyenne, en 2012, huit patients sont encadrés chaque jour par l’hôpital de jour.

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    L’espérance de vie ne cesse d’augmenter dans notre pays et la proportion de la population âgée suit (et suivra encore) une course ascendante, le constat est loin d’être neuf. Les institutions hospitalières sont dès lors tenues de prendre les devants, en particulier dans les services de gériatrie.

    L’hôpital de la Citadelle à Liège vient d’inaugurer son nouvel hôpital de jour gériatrique. L’ensemble des services gériatriques est désormais regroupé sur un même site, ce qui offre plus de cohérence et de rapidité et, in fine, une meilleure prise en charge.

    Depuis 2003 au Château rouge

    Ce service existait déjà depuis 2003, à vrai dire, sur le site du Château rouge à Herstal. L’objectif consistait donc à rassembler tous les services de gériatrie, de façon qualitative, sur le site de la Citadelle. Le déménagement vient d’avoir lieu et ce ne fut pas une mince affaire, mais l’hôpital de jour dispose désormais de 522m2 sur les hauteurs liégeoises.

    La mission de ce centre « n’est pas de faire des interventions chirurgicales ou orthopédiques » par exemple, note le Dr Claire Gazzotti, mais bien d’établir un diagnostic global avant d’éventuellement diriger les patients vers des interventions plus spécialisées. Une personne peut donc être admise en hôpital de jour pour une évaluation neuropsychologique, diabétique, un bilan et un suivi nutritionnels, une évaluation des troubles de la marche et des chutes, etc.

    Huit personnes prises en charge chaque jour

    À noter qu’actuellement, 80 % des personnes qui fréquentent l’hôpital de jour vivent à domicile. Le nombre d’admission ne fera quant à lui qu’augmenter durant les années à venir. Il se situe actuellement une moyenne de 8 personnes prises en charge quotidiennement, dont la moyenne d’âge est de 77 ans (63,5 % de femmes et 36,5 % d’hommes).

    L’équipe qui travaille au sein de cette nouvelle infrastructure est composée de trois infirmières, cinq gériatres, une ergothérapeute, un kinésithérapeute, deux psychologues, une assistante sociale, une logopède, une diététicienne et trois personnes chargées de l’accueil et du secrétariat.

     

    Soures: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120423_00149739&_section=61304413&utm_source=lavenir&utm_medium=newsletter&utm_campaign=regio

  • Liège : 375 ans après sa mort, Sébastien Laruelle va-t-il être enterré ?

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    LIÈGE - Le bourgmestre de Liège Sébastien Laruelle était assassiné en avril 1637. Après avoir été transbahutée à de nombreuses reprises au cours de l’histoire, sa dépouille n’est toujours pas enterrée de nos jours. De quoi embarrasser quelque peu les autorités de la ville…

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    « Quand je suis arrivé au conseil communal en 1958, on se posait déjà la même question », confiait ce lundi Jean-Pierre Grafé (cdH) à l’Hôtel de ville de Liège. C’est dire à quel point la problématique de l’inhumation de Sébastien Laruelle, ancien bourgmestre de Liège, tarde à être résolue. Elle est vieille de 375 ans, à vrai dire.

     

    Assassiné le 16  avril 1637 à 15 heures

     

    C’est de fait le 16 avril 1637 que le bourgmestre liégeois était assassiné, à l’endroit où l’on trouve aujourd’hui la place Xavier Neujean. Représentant du parti des Grignoux, issu de la classe populaire (contrairement au parti des Chiroux), Sébastien Laruelle a été victime d’un complot et assassiné sur le coup de 15 heures, dans un contexte d’opposition entre les partisans des Pays-Bas espagnols et des Français. Sébastien Laruelle eut droit à des funérailles grandioses et le corps de son traître, René de Renesse, fut exposé deux jours sur le marché, puis brûlé, pour la petite histoire.

     

    Ses restes sont entreposés à Robermont

     

    Pas moins de 375 ans plus tard, le corps de Sébastien Laruelle – ou ce qu’il en reste – se trouve quant à lui dans un caveau provisoire au cimetière de Robermont. Au fil de l’histoire, des destructions d'églises, des heurs et malheurs de la Cité ardente, sa dépouille a été transbahutée dans divers endroits de Liège. Détail truculent : son corps a été démembré à plusieurs reprises, durant ces péripéties, si bien qu’il lui manque aujourd’hui la tête, le cœur, les doigts de la main droite et le pénis. Le reste de la dépouille demeure, paraît-il, remarquablement conservé.

     

    Le spécialiste de Sébastien Laruelle est décédé récemment

     

    La question de l’emplacement de sa dépouille s’est souvent posée à Liège. Ce lundi, au conseil communal, c’est le conseiller écologiste Alain Leens qui s’en est inquiété. « Avant de quitter ce conseil communal, il me plairait d’être rassuré quant au sort de la dépouille de nos vieux macchabées », s’est-il exclamé, avec une pointe d’ironie, mais soulevant une problématique apparemment bien complexe.

     

    Tout récemment, le coordinateur des recherches sur Sébastien Laruelle, José Villez, est décédé. Il y a donc fort à parier que l’on ne fera plus de grande découverte à l’avenir. Dès lors, pourquoi ne pas mettre un terme une bonne fois pour toutes à la saga ?

     

     

    Une plaque commémorative place Xavier Neujean ?

     

    Plusieurs possibilités sont évoquées pour son inhumation, comme celle de la cour de l’Hôtel de ville. Mais cette éventualité semble difficilement réalisable. Le bourgmestre Willy Demeyer (PS) a dès lors proposé la création d’une plaque commémorative qui, après concertation avec les gestionnaires du cinéma Sauvenière, pourrait être installée dans la cour intérieure du complexe de la place Xavier Neujean. « Et qu’on enterre enfin ses restes à Robermont », lui répond Alain Leens.

     

    Voilà qui semble satisfaire tout le monde et qui permettrait à la dépouille de l’ancien bourgmestre d’enfin trouver le repos, après avoir été logée dans bien des endroits au cours de l’histoire : église Saint-Martin-en-Île, rue Saint-Hubert, rue Chaussée-des-Prés, rue du Mouton blanc, Institut archéologique, Musée Curtius, Place Xavier Neujean, près de la halle aux viandes et, enfin, à Robermont.